漱石の日仏二ヶ国語

漱石の『日記』を日仏二ヶ国語で読む Lire“ Le Journal ”de Natsume Sôseki en français et en japonais (2014)

2014年度の夏目漱石を日仏二ヶ国語で読む講座(全6回)では、『日記』をとりあげました。第1回~第6回の対訳を以下に紹介します。

第1回「ロンドン留学日記」より:テーマ「日本からの出立」(2014年4月)
(岩波文庫『漱石日記』, pp. 7-8.)

明治33(1900)年9月12日(水) 夢覚(さ)めて既に故郷の山を見ず。四顧渺茫(しこびょうぼう)たり。乙鳥(いつちょう)一羽波上を飛ぶを見る。船頗(ふねすこぶ)る動揺、食卓にわくを着けて顚墜(てんつい)を防ぐ。
漸(ようや)く動揺になれて気分少しはよし。長崎より西洋婦人夥多(あまた)乗込む。皆我より船が強きようなり。羨しきことなり。彼らは平気で甲板にいる、婆さんも若いのも。特に仏人の家族に六、七歳の子供がいるが、御玩弄(おもちゃ)の蒸気船を引張って甲板を駆け廻っている。我々もなるべく平気な顔を装っているけれども真に平気なのは芳賀位のもので、他は皆さほど平気でもないのである。その内で尤も平気ならぬのは小生である。
かばんの中に『几薫集』(きとうしゅう)と『召波集』(しょうはしゅう)があったから少し読もうと思うたが読めぬ。周囲が西洋人くさくて到底俳句など味う余地はない。芳賀は『詩韻含英』(しいんがんえい)などをひねくっているが、これも何も出来ぬらしい。俳句も一、二句は作って見たいが一向出て来ない。恐入(おそれい)ってしまった。
横浜を出帆して見ると、右も左も我々同行者を除くの外は皆異人ばかりである。その中に一人日本人がいたから、これは面白いと思って話をしかけて見たら驚いた。香港(ホンコン)生の葡萄牙(ポルトガル)人であった。神戸からも一人日本人が乗(のっ)たと思って喜んでおったら、これも豈計(あにはか)らんや組で、支那の女にイギリスの男がつがって出来た合のこであった。これから先も気をつけないと妙な間違をしてしくじることがある。注意々々。
Mercredi 12 septembre 1900 (An 33 de l’Ere Meiji). Lorsque je m’éveillais de ma somnolence, on ne voyait déjà plus le relief montagneux de mon pays natal. Ce n’était de tout côté qu’une immensité infinie. Une hirondelle survolait les vagues. Je la voyais. Le bateau tanguait  fortement et les tables du dîner étaient enchassées pour éviter qu’elles ne se renversent.
A grand peine je m’habituais au tangage et mon malaise s’atténua quelque peu. A Nagasaki, des dames occidentales montèrent à bord en grand nombre. Elles paraissaient toutes plus endurantes que moi au mal de mer. Je les enviais. Sur le pont du bateau, les dames d’un certain âge, aussi bien que les jeunes femmes, manifestaient un grand calme.
Et plus particulièrement, il y avait un enfant appartenant à une famille française, âgé de 6 ou 7 ans, qui courait de tous côtés sur le pont du navire en traînant derrière lui son jouet, un bateau à vapeur. Nous feignions tous, autant qu’il nous l’était possible, d’afficher un visage impassible (malgré le mal de mer) ; toutefois, hormis Haga Yaichi, qui, lui, conservait son impassibilité, nous autres, nous ne l’étions pas autant que lui. Parmi nous tous, c’était moi, bien sûr qui me révélais le plus incapable de conserver mon impassibilité.
Comme il y avait dans mon sac deux recueils de Haikus «Kitoushû Recueil de Kitô» et « Shôhashû Recueil de Shôha », je m’étais dit que j’allais en lire un peu, mais j’étais incapable de lire. Avec cet environnement qui sentait les Occidentaux à plein nez, ce n’était nullement le lieu pour apprécier des oeuvres telles que des haikus. Haga s’essayait à composer des poèmes chinois en s’aidant d’ouvrages tels que « Shiin gan-ei (Trésor de la rime et du rythme », mais, de toute apparence, il ne pouvait pas y parvenir.
Moi aussi, je tentais de composer un ou deux haikus, mais je n’y réussis absolument pas.
J’abandonnais définitivement la partie (Je levais les bras).
Depuis que nous avions levé l’ancre du port de Yokohama, à part mes compagnons de voyage, il n’y avait autour de nous que des personnes de nationalités étrangères.
Je m’étonnais parce que j’avais essayé de parler avec quelqu’un que j’avais pris pour un Japonais en pensant que ce serait intéressant. C’était un Portugais né à Hong Kong. J’avais également cru qu’à Kobe un autre Japonais s’était embarqué et je m’en étais réjoui. Mais ; contre toute attente, il s’avéra que c’était un métis d’un Anglais et d’une femme chinoise (dont le père était anglais et la mère chinoise). Si désormais je ne prêtais pas plus attention, je commettrais des erreurs bizarres. Prenons bien garde ! (A bon entendeur, salut !)

 

第2回 「ロンドン留学日記」より:テーマ「英国人と文学知識」(2014年5月)
(岩波文庫『漱石日記』, p. 28.)

明治34(1901)年1月12日(土) 英国人なればとて文学上の智識において必ずしも我より上なりと思うなかれ。彼らの大部分は家業に忙しくて文学などを繙(ひもと)く余裕はなきなり。respectable な新聞さえ読む閑日月はなきなり。少し談(はな)しをして見れば直(すぐ)に分るなり。さすが自国の文学故(ゆえ)知らぬとはいわざれど繁忙にて読書の時間なしなどとて御茶を濁すかあるいは知ったふりをして通すなり。彼らの胸中には日本人に負けては恥かしとの念充分ある故ならん。こちらも余慶(よけい)な話しをして先方を苦しむるにも及ばずと思い善き加減に話頭(わとう)を転ずるなり。余の知れる lady は中等社会の人なり。しかし文学のことなどは一切知らぬなり。大学にて女生徒が講義の後に Prof. に向い Keats 及び Landor の綴りを聞きいたるを見しことあり。余が下宿の爺は一所に芝居に行きしところ Robinson Crusoe を演ぜしが、これは一体真にあったことなりや小説なりやと余に向って問いたりし故、無論小説なりと答えしに余も然(しか)思うといえり。よって 18th cent. に出来た有名な小説なりといいしにさようかというて直ちに話頭を転じたり。その女房は先日まで女学校を開きつつありし女故、少しく教育のあるべきはずなるが文学のことはやはり一、二冊の小説を読みしのみ。そのくせ生意気にて何でも知ったかぶりをするなり。
Ere Meiji 34, samedi 12 janvier 1901. Même pour des Anglais, il ne faudrait pas croire pour autant que leurs connaissances en littérature soient nécessairement supérieures aux miennes. La majorité des Anglais sont très pris par leur affaire familiale et il ne leur reste pas de temps disponible à consacrer à la lecture attentive d’ouvrages de littérature ou appartenant à d’autres domaines similaires. Ils n’ont même pas le loisir de lire un journal “respectable”. Si l’on essaye de nouer quelque conversation avec eux, on s’en rend compte tout de suite. Même si l’on ne peut pas dire que, pour cette raison, ils ne connaissent pas leur propre littérature, bien qu’ils n’aient pas le temps de lire, par exemple, parce qu’ils sont trop affairés, soit ils vont user de faux fuyants, soit ils feront semblant de savoir et c’est ainsi que cela se passera. Cela vient du fait qu’au fond de leur coeur, ils éprouvent de manière suffisante un sentiment d’humilité devant la supériorité des Japonais à leur égard. Ce n’est pas la peine de faire souffrir (martyriser) son interlocuteur en tenant des propos inutiles superflus, me semble-t-il, et quand ça commence à bien faire, je change subtilement de sujet. Une lady de ma connaissance appartient à la classe sociale moyenne. Mais elle ignore tout de la littérature ou d’autres domaines s’y apparentant. On voit à l’université des étudiantes qui, à la fin des cours, s’adressent au Professeur pour lui demander comment s’orthographie (s’écrit) « John Keats » ou « Walter Savage Landor ». Je suis allé avec le vieillard qui tient la pension (où je demeure) voir au théâtre une représentation de Robinson Crusoe, et comme il s’est adressé à moi en me demandant s’il s’agissait de la stricte réalité ou d’une fiction romanesque ; je n’ai pu m’empêcher de lui rétorquer qu’il s’agissait de toute évidence d’une fiction romanesque. C’est bien ce que je pensais, a-t-il dit. En lui disant que, d’après ce que je savais, c’était une oeuvre romanesque célèbre, composée au XVIIIème, tout en acquiesçant à ce propos, il s’est hâté de changer de sujet. Son épouse a ouvert récemment une école pour jeunes filles et donc elle doit avoir reçu une certaine instruction, mais elle n’en a pas moins lu seulement qu’un ou deux romans. Cela ne l’empêche nullement de tenir avec prétention des propos en faisant semblant de tout savoir.

 

第3回 「『それから』日記」より:テーマ「小説執筆」(2014年6月)
(岩波文庫『漱石日記』, p. 80, 81, 83, 93-94.)

5月31日(月) 晴。小説『それから』を書きだす。
Lundi 31 mai. Beau temps. Je me mets à écrire le roman « Et après ».

6月5日(土) 晴。歯医者へ行く。眠くて昼寝をする。甚だ好い心持であった。夜小説二回を書く。考えていた趣向少々不都合を生ず。(…)
Samedi 5 juin. Beau temps. Je vais chez le dentiste. Sentant la somnolence me gagner, j’ai fait une petite sieste. J’en ressens une impression extrêmement agréable. Ce soir, j’écris deux livraisons. Le dessein que j’ai conçu éveille en moi quelque sentiment de gêne.(…)

6月14日(月) 陰(くもり)。烈風。朝、虚子と国技館に行く。九時から六時までいる。色々な相撲と色々な取込を見る。しかし花相撲における若い力士がむやみに取るような際どいもの一つもなし。相撲の筋肉の光沢が力瘤(ちからこぶ)の入れ具合で光線を受ける模様が変ってぴかぴかする。甚だ美くしきものなり。中村不折(なかむらふせつ)は到底こういう色が出せない。だからいけないというのである。(…)
Lundi 14 juin. Temps couvert. Vent violent. Le matin, nous sommes allés avec Kyoshi Takahama à la salle de sumo de Ryôgoku. Nous y sommes restés de 9 heures du matin à 6 heures du soir. Nous y avons vu différents lutteurs de sumo et différents combats de sumo. Toutefois, cela n’avait rien à voir pour moi avec les matchs de démonstration où de jeunes lutteurs empoignent leur adversaire de manière inconsidérée. Dans leur manière de déployer avec ardeur leurs biceps l’éclat des muscles des lutteurs de sumo scintillait et leur peau brillait sous la lumière électrique. Cela revêtait un aspect remarquablement esthétique. Le peintre Nakamura Fusetsu se revèle, lui, totalement incapable de rendre dans sa peinture un tel ton. Il s’ensuit que cela ne va pas. (…)

7月16日(金) 晴。暑益(ますます)劇(はげし)。豊隆・東洋城とまる。朝三人で『蝉丸』(せみまる)を謡う。ひるから『草紙洗』(そうしあらい)を謡う。晩には一人で『花月』(かげつ)を謠う。
小説なかなか進まず。しかしこれが本職と思うと、いつまでかかっても構わない気がする。暑くても何でも本職に力めているのだから不愉快の事なし。『それから』は五月末日に起稿、今六十三、四回目なり。その間事故にて書かざりし事あり。また近来隔日に独乙(ドイツ)語をやるのと、木曜を丸潰(まるつぶ)しにするのとで捗取(はかど)らぬなり。
Vendredi 16 juillet. Beau temps. La chaleur s’intensifie de plus en plus. Komiya Toyotaka et Matsune Tôyôjo sont venus (descendus chez moi pour y passer la nuit ?). Le matin, nous récitons à troix voix la pièce de Semimaru. A partir de midi, nous déclamons les récitatifs de la pièce de No « Sôshiarai » (laver des feuilles d’esquisses). Le soir, sous forme de monologue, j’interprète l’intermède de No « Fleurs sous la lune ».
Et mon roman n’avance vraiment pas. Mais quand je me dis que c’est cela mon métier principal, se fait jour en moi l’impression que peu m’importe le temps que cela me prendra. Etant donné que je m’efforce, malgré la chaleur ambiante, d’accomplir ma tâche principale, je ne ressens aucun désagrémént particulier. J’ai entrepris la rédaction de « Et après » le dernier jour de mai et, aujourd’hui, j’en suis à la soixante-troisième et soixante-quatrième livraisons. Pendant cet intervalle des obstacles m’ont gêné dans mon écriture. Il y aussi le fait que je me suis mis depuis quelque temps à étudier la langue allemande et qu’aussi la journée de jeudi, c’est la journée où je ne peux pas écrire. Et à cause de cela je progresse à la vitesse d’un escargot.

7月18日(日) 大暑。晴。娘ども真裸にて家中を馳け回る。暑い故に裸になるほど自然なるはなし。先生、野蛮人に囲繞(いにょう)せられて小説をかく。(…)
Dimanche 18 juillet. Canicule. Beau temps. Mes filles circulent en gambadant dans la maison en tenue d’Eve. Il n’y a rien de plus naturel que de se mettre tout nu pour la raison qu’il fait chaud. Le maître écrit son roman, encerclé de barbares. (…)

 

第4回 「修善寺大患日記」より:テーマ「病床にて」(2014年7月)
(岩波文庫『漱石日記』, pp. 149-150, 165-166.)

8月12日(金) 夢の如く生死の中ほどに日を送る。胆汁と酸液を一升ほど吐いてから漸く人心地なり。氷と牛乳のみにて命を養う。(…)
半夜一息ずつ胃の苦痛を句切ってせいせいと生きている心地は苦しい。誰もそれを知るものはない。あってもどうしてくれる事も出来ない。膏汗(あぶらあせ)が顔から背中へ出る。
Vendredi 12 août. Telle une vision hallucinatoire, la journée se passe entre la vie et la mort. Après avoir rejeté environ deux litres de bile et de liquide acide, je reprends finalement mes sens. Je me maintiens en vie uniquement grâce à de l’eau congelée et à du lait. (…)
Au milieu de la nuit, chacune des expirations de mon souffle est ponctuée par une douleur à l’estomac (se ressent douleureusement sur mon estomac) et rester ainsi en vie respirant hâtivement de manière si cruelle m’est très pénible. Personne ne peut connaître cela. Et même si cela arrivait, il serait impossible à cette personne de faire quoi que ce soit. Une sueur épaisse et huileuse s’écoule de ma tête en direction de mon dos.

9月19日(月)晴。
昨夜は御月見をするとて妻が宿から栗などを取り寄せていた。栗がもう出ているかと思って驚いた。
病んでより白萩に露の繁く降る事よ
花が凋(しぼ)むと裏の山から誰かが取って来てくれる。その時は森成さんが大抵一所である。女郎花(おみなえし)、薄(すすき)、桔梗(ききょう)、野菊(のぎく)、あざみに似たものが多い。
昨日、臼川の送った『宇治拾遺』(うじしゅうい)を少し読む。少し読むと馬鹿々々しくなる。
瓶に挿した薄の上に何時の間にか蟋蟀(こおろぎ)が一匹留(とま)っている。風が揺れるたびに揺れている。
昼のうち恍惚(こうこつ)として神遠き思いあり。生れてよりかくの如き遐懐(かかい)を恣(ほしいまま)にせる事なし。衰弱の結果にや。夜はかえって寝られずしばしば眼覚(めざ)む。昨夜は修禅寺の太鼓の鳴るを待ちたり。
蜻蛉(とんぼう)の夢や幾度(いくたび)杭の先
蜻蛉や留り損ねて羽の光
取り留める命も細き薄かな
Lundi 19 septembre. Le temps est beau.
Hier soir, en allant contempler la lune, mon épouse s’est procurée à l’hôtel des châtaignes ainsi que d’autres mets. Je m’étonne (à la pensée) que l’on puisse déjà trouver des châtaignes.
Depuis que je suis souffrant, des gouttes de rosée tombent, denses, sur le lespédeza aux fleurs blanches.
Lorsque les fleurs sont fanées, quelqu’un va en ramasser d’autres dans la montagne, derrière l’hôtel. En ce moment, c’est Monsieur Morinari qui, la plupart du temps, y va en (bonne) compagnie. Il y a ici beaucoup de plantes, des valérianacées (Patrínia scabiosifólia), des « herbes à éléphant » (miscanthus sinensis), des campanules sauvages (platicodon grandifllorum), des camomilles sauvages (Dendranthema grandiflorum (Ramatuelle)) ou bien quelque végétal qui ressemble à des chardons (Cirsium).
Je lis quelques pages du récit de Uji Shûi que Kyûsen m’a fait parvenir hier. En lisant quelque peu, cela me semble ridicule.
Un grillon s’est juché l’espace d’un instant sur une herbe à éléphant que l’on avait placée dans une bouteille en guise de vase. A chaque souffle de vent il se balance (il oscille).
Dans la journée, mon esprit erre dans le vague. Depuis ma naissance, je n’avais jamais eu de loisirs propices à éprouver de fortes aspirations (élévations). Est-ce l’effet de mon état d’affaiblissement ? Malgré la nuit, il m’est impossible de bien dormir et je me réveille souvent J’attendais hier soir que le son du taiko me parvînt du temple de Shuzenji en guise de cloche.
(Je rêve) La libellule rêve-t-elle aux maints pilots sur lesquels (la libellule) elle se posera dans l’avenir ?  (Deux versions proposées)
Un éclat fait luire l’aile de la libellule qui a manqué de se poser.
Peut-on arracher à la mort une herbe d’éléphant ténue ?

 

第5回「大正三年家庭日記」より:テーマ「妻は…」(2014年10月)
(岩波文庫, p. 212, 213.)

大正3(1914)年11~12月
妻は私が黙っていると決して向うから口を利かない女であった。ある時私は膳に向って箸を取るとその箸が汚れていたのでそれを見ていた。すると妻が汚れていますかと聞いた。それから膳を下げて向(むこう)へ行った時、下女にまたこっちから話させられたといった。(これは去年の事である。)近頃は向から話す事がある。私にはそれが何の目的だか分らない。
Ere Taisho, an 3, novembre et décembre 1914.
Quand je me taisais, ma femme ne desserrait pas les dents. Une fois quand je me dirigeais vers une table basse pour y prendre des baguettes, j’en remarquais la saleté. Sur ce, ma femme me demanda si les baguettes étaient sales. Ensuite, au moment où elle allait à la cuisine après que la table eut été desservie, elle a dit à la servante que je l’avais fait à nouveau parler malgré elle. (Il s’agit de faits remontant à l’année dernière.) Récemment, elle parle souvent la première. J’ignore pour ma part quel en est le véritable objectif (il y a anguille sous roche).

妻は朝寝坊である。小言(こごと)をいうとなお起きない。時とすると九時でも十時でも寝ている。洋行中に手紙で何時に起るかと聞き合せたら九時頃だといった。普通の家庭で細君が九時頃起きて亭主がそれ前に起きるのは極めて少ない。そんな亭主はベーロシヤとしか思われない。妻は頭がわるいという事をきっと口実にする。早く起きるとあとで仕事をする事ができない終日ぼんやりしていると主張する。それで子供が学校へ行ってしまって凡(すべ)てが片づいた時分にのそのそ起きて来る。そのくせどこかへ約束があって行く時は何時だろうが驚くべく早く起きる。そうしてその日一日出てあるいていながら別に頭痛の訴(うったえ)も起さないから不思議千万(ふしぎせんばん)である。近頃はそれが私より早く起きるようになった。これはわが家の七不思議の一つである。聞けば静坐(せいざ)で頭がよくなったのだ位いうから私は聞かずにいる。
Ma femme se lève tard le matin. Même si je lui en fais le reproche, elle ne s’en lève pas plus tôt pour autant. Parfois, qu’il soit neuf heures ou dix heures du matin, elle est toujours en train de dormir. Pendant que je séjournais en Europe, lorsque je m’enquis dans une lettre de l’heure à laquelle elle se levait, « neuf heures du matin environ » me fut répondu. Dans un foyer ordinaire, lorsqu’une épouse se lève vers neuf heures du matin, il est extrêmement rare que le maître de maison se lève avant elle. Un tel maître de maison ne peut que me faire penser à certains prêtres feignants. Ma femme assurément allègue comme prétexte que sa tête est indisposée. Elle prétend qu’en se levant tôt elle aura (ensuite) l’esprit brumeux toute la journée et qu’il lui sera ainsi impossible d’assurer ses tâches (ménagères). C’est pourquoi elle se lève d’un pas lourd et traînant, au moment où tout a été rangé après le départ des enfants pour l’école. Pourtant, lorsqu’il s’agira de se rendre quelque part, à n’importe quelle heure, à un rendez-vous, elle se lèvera à une heure étonamment matinale. Ensuite, passant toute sa journée en sorties, elle n’émettra aucune plainte particulière sur ses maux de tête et donc cela me paraît extrêmement bizarre. Récemment, elle s’est mise à se lever plus tôt que moi. C’est pour moi l’une des sept merveilles qui existent chez nous. Si je l’interrogeais à ce propos, elle me répondrait que, grâce à sa thérapie, sa tête allait mieux et donc je m’abstiens de toute question sur ce sujet.

 

第6回 「大正五年最終日記」より:テーマ「子供と話」(2014年11月)
(岩波文庫『漱石日記』, pp. 227-228.)

大正5(1916)年6月2日(金)子供と話。
「お父さん箒星(ほうきぼし)が出ると何か悪い事があるんでしょう」
「昔はそうさ。人が何も知らないから。今は人が物事が解って来たからそんな事はない」
「西洋では」
「西洋では昔からない」
「でもシーザーの死ぬ前の日に彗星が出たっていうじゃないの」
「うんシーザーの殺される前の日か。そりゃ羅馬(ローマ)の時代だからな」
Vendredi 2 juin 1916.
« Papa, si une comète apparaît, quelque chose de funeste surviendra. »
« C’était valable (le cas) autrefois. Parce que les gens ne savaient rien. Aujourd’hui, comme on est parvenu à comprendre toute chose, une telle situation ne se présentera pas. »
« Et en Occident ? »
« En Occident, depuis les temps jadis, de tels faits ne se produisent pas. »
« Mais ne raconte-t-on pas qu’une comète est (serait) apparue le jour précédant la mort de Jules César ? »
« Hmm, c’était le jour précédant celui où il a été assassiné. Mais c’était à l’époque romaine, c’est pour cette raison. »

「お父さまの地面の下は水でしょう」
「そうさ水だ。井戸を掘ると水が出るからな」
「それじゃなぜ地面が落(おっ)こちないの」
「そりゃお前落ちないさ」
「だって下が水なら落ちる訳じゃないの」
「そう旨(うま)くは行かないよ」
« Sous le sol où se trouve notre père, il y a de l’eau. »
« C’est exact, il y a de l’eau. Parce que, si l’on creuse un puits, l’eau fera son apparition. »
« Mais alors pourquoi la terre ne s’effondre-t-elle pas ? »
« Tu ne t’effondreras pas avec, tu sais ! »
« Mais alors, puisqu’il y a de l’eau en-dessous de nous, ne devrions nous pas nous effondrer ? »
« Ce ne marche pas aussi simplement que cela ! »

「お父さま、この宅(うち)が軍艦だと好いな。お父さまは」
「お父さまはただの宅の方が好いね」
「何故」
「何故って訳もないが」
「だって地震の時宅なら潰(つぶ)れるじゃないの」
「ハハア軍艦なら潰れないか。こいつは気が付かなかったな」
« Papa, ce serait bien (chouette) que notre maison soit un bateau de guerre. Dis Papa, qu’en penses-tu ? »
« Papa pense qu’une maison ordinaire est préférable. »
« Pourquoi ? »
« Tu me demandes pourquoi, il n’y a pas de raison pour cela. »
« Mais si un tremblement de terre survient, notre maison ne s’écroulera-t-elle pas ? »
« Ah oui, tu as raison ! En cas de tremblement de terre, le bateau de guerre, lui, ne s’effondrera pas. Je n’y avais pas pensé. »

六月初
柿の花、落ち、豆蔦(まめづた)の花(梅にからんだ)落つ。熊ん蜂がその   (形)を吸(すい)に来る。
Au début du mois de juin.
Les fleurs de plaqueminier du Japon tombent. Les fleurs du lierre qui enlace les pruniers tombent. Les frelons accourent pour en butiner le suc.